INVICTUS

 

 

Un film de Clint Eastwood avec Morgan Freeman, Matt Damon, Scott Eastwood

Durée : 2h12 -V.F.-

Synopsis:

En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...

 

 

 

 

 

Anecdotes,  notes de production et interviews (Allo-ciné et dossier de presse ):

D'après une histoire vraie... et un livre
Si Invictus est tiré d'une histoire vraie, son scénario se base sur le livre "Playing the Enemy: Nelson Mandela and the Game that Made a Nation" de John Carlin.
La finale de la Coupe du Monde de Rugby de 1995 fut perçue dans la plupart des pays du monde comme un grand événement sportif. Pour la population d’Afrique du Sud, ce fut encore bien davantage : un tournant historique, une expérience de portée nationale, qui refermerait les blessures du passé et ouvrirait de nouveaux espoirs. L’architecte de cet événement fondateur fut le président Nelson Mandela ; ses bâtisseurs, l’équipe des Springboks sous la direction de son capitaine, François Pienaar.

Un Anglais devient sud-africain
Après s’être lancés à la recherche d’un acteur anglais connu, pour interpréter le rôle du père de François Pienaar, les producteurs se sont finalement rabattus sur un comédien sud-africain moins connu, Patrick Lyster en l’occurrence.
Après Matt Damon, Clint Eastwood n’est pas allé chercher bien loin pour combler son équipe de rugby, puisque son fils, Scott Eastwood (ou Scott Reeves selon qu’il veuille se faire discret ou pas) vient d’être annoncé dans le prochain film du papi Eastwood.

Logoland
C’est la version 1984 du logo de la Warner qui est utilisée dans Invictus.

Retrouvailles sous l'égide de Nelson Mandela
Titre latin d’un poème de William Ernest Henley, Invictus signifie « invincible ». Invincible comme l’a été le grand Nelson Mandela, enfermé des années durant pour trahison, ou plutôt pour combat pour la liberté un peu trop dérangeant à l’époque de l’Apartheid en Afrique du Sud.
Lors d’une interview pour le Reader’s Digest, Mandela confie que ce poème l’a aidé à tenir pendant toutes ces années de prison, notamment les derniers vers : « Aussi étroit soit le chemin, Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme Je suis le maître de mon destin, Et capitaine de mon âme. »
Nelson Mandela ayant affirmé qu'il ne voyait personne d'autre que Morgan Freeman pour l'interpréter, le comédien fut le premier engagé sur le film, son troisième sous la direction de Clint Eastwood après Impitoyable et Million Dollar Baby, qui lui avaient tous deux valu l'Oscar du Meilleur Second Rôle Masculin.

Entraînement intensif
Afin de se préparer au rôle de François Pienaar, Matt Damon a suivi un entraînement au Gardens Rugby Club, sous la houlette de Chester Williams, qui avait porté les couleurs de l'Afrique du Sud en 1995, lors de la Coupe du Monde de rugby, et n'est autre que le premier joueur de couleur à avoir été appelé en sélection après l'aboltion de l'Apartheid (et le troisième de l'Histoire du pays).


D'une coupe du Monde à l'autre...

Hasard des calendriers : Invictus, qui évoque la Coupe du Monde de rugby organisée en Afrique du Sud en 1995, sort l'année où le pays accueille le Mondial de football.
Le rugbyman Sébastien Chabal a avoué avoir refusé un rôle dans Invictus.

Notes de production extraites du site Commeaucinema.com
Clint Eastwood : «L’histoire m’a accroché. C’était écrit pour le cinéma, et fort bien écrit.» Et le producteur Robert Lorenz d’ajouter : «Clint et moi sommes tombés d’accord sur le projet. C’est une histoire très forte, et profondément humaine, sur les liens qui se nouent entre Mandela et François Pienaar. C’est aussi un aperçu fascinant sur la personnalité de Mandela et une illustration de ses extraordinaires qualités de leader.»


Morgan Freeman : «Toutes les pièces du puzzle se sont assemblées, comme par miracle, en temps et en heure et avec les gens qu’il fallait. Cela n’arrive pas souvent, et quand ça se produit, on peut y voir un signe du destin.»

Robert Lorenz : «Chacun d’eux connaît parfaitement le style de l’autre. Ils ont des relations très ouvertes, très spontanées, qui leur rendent le travail extrêmement agréable. Morgan sait exactement ce que Clint cherche à obtenir, et Clint sait que Morgan va lui donner le meilleur de lui-même.» Clint Eastwood : «Morgan est un grand acteur. Je ne pouvais imaginer personne d’autre dans le rôle de Mandela. Ils possèdent la même stature, le même charisme. Morgan a travaillé dur pour capter les inflexions de Mandela, et je trouve qu’il y a fort bien réussi.»
L’acteur a rencontré plusieurs fois Nelson Mandela au fil des ans, et le considère comme un ami.

Morgan Freeman : «Un de mes grands soucis était de retrouver son accent et sa rythmique. Je l’avais souvent entendu parler, et à l’approche du tournage, j’avais également visionné quantité de cassettes. Jusqu’à ce qu’un beau jour, tout se mette en place en quelques minutes.» «Je ne voulais pas devenir un double approximatif de Mandela, j’avais besoin d’être lui, et ça, c’était le plus difficile. Face à Mandela, vous sentez que vous êtes en présence d’un grand homme. Cette grandeur émane spontanément de sa personne et vous pousse à donner le meilleur de vous-même. C’est la mission que Mandela s’est donnée. Certains y voient une forme de magie. Et la magie ne s’explique pas.» Matt Damon dut maîtriser, lui aussi, l’accent sud-africain pour incarner le capitaine des Springboks, François Pienaar. Mais le rôle présentait bien d’autres challenges...


Matt Damon : «J’ai tout de suite découvert que François est beaucoup plus grand que moi. J’en ai fait la remarque à Clint, qui m’a simplement dit : «Laisse-moi résoudre ce problème, et occupe-toi du reste !»

Clint Eastwood : «Matt n’a pas la taille de François, mais il possède la même ténacité et la même énergie. Il a suivi un entraînement rigoureux qui lui a permis d’acquérir une forme d’enfer. Après cela, il nous a suffi de choisir les bons angles et les bons cadrages pour lui donner à l’écran les mensurations adéquates.» Le courant passa immédiatement entre l’acteur et son modèle.

Matt Damon : «François m’a invité chez lui pour un festin de roi. Lorsqu’il a ouvert la porte, j’ai levé les yeux vers le haut, marqué une pause et laissé tomber «Je fais plus grand à l’écran.»
François Pienaar : «Matt m’a ravi pour sa simplicité et son humour malicieux. Il voulait tout savoir de moi, de ma conception du rôle de capitaine, de l’ambiance qui régnait en 1995 dans notre pays. Nous avons parlé jeu, technique, entraînement et nous nous sommes beaucoup amusés.»
Matt Damon : «François m’a beaucoup apporté. Il a pris de son temps pour répondre à mes nombreuses questions. Je me faisais un devoir de rendre justice à sa personne, à son intégrité, à cet événement politico-sportif parce que Mandela m’apparaît comme le plus grand leader de notre temps. Ce que ces deux hommes ont fait ensemble, ce que ce pays a accompli, est tout bonnement incroyable.» Pour jouer un vétéran du rugby, Damon reçut aussi l’aide d’une seconde célébrité : Chester Williams, seul joueur noir des Springboks en 1995. Celui-ci entraîna les acteurs du film et fournit des services inestimables à la production.

 

Cinéma Le Rex - 2, place du 8 mai 1945 - 09000 FOIX
 Tél : 05 61 01 46 46